Il existe toujours des cirques traditionnels, mais le festival du cirque Letni Letná mise lui, sur le « nouveau cirque ».
Si les acrobaties et les performances sont présentes, les spectacles ne s’y réduisent pas nécessairement. En tout cas, c’est la philosophie d’une troupe franco-tchèque, Décalages, animée par le Tchèque Salvi Salvatore et la Française Seiline Vallée... A Letnà Letná, ils présentent leur spectacle Obsession, une plongée oppressante et dérangeante dans l’univers des relations de couple. Avant de parler de ce spectacle, Seiline Vallée a évoqué pour Radio Prague la naissance de la troupe.
« On a Une destination touristique intéressante : la commune de Kuks ...
Informations les plus actuelles - 24-07-2008 ... créé la compagnie avec Salvi il y a deux ans. C’est une continuité de notre travail à tous les deux puisqu’on a déjà créé un spectacle ensemble sous le nom d’une autre compagnie, Continuo. Ça fait cinq ans qu’on travaille ensemble, et on a senti qu’on voulait prendre un autre chemin. On a donc créé Décalages. Pourquoi ‘décalages’ ? Parce qu’on aime beaucoup le métissage des genres et dans nos spectacles on explore ce croisement des genres. C’est du théâtre, de la danse, en même temps on utilise des techniques de cirque. On s’est dit : on utilise des techniques de cirque, mais on n’est pas un cirque. On est acteurs, mais en même temps ce n’est pas du théâtre classique. On danse mais ce n’est pas un spectacle de danse. Donc tout est un peu décalé dans les genres qu’on utilise. »
Vous dites donc que ce sont des genres décalés, que ce n’est pas dans des petites cases... En quoi cela s’articule-t-il avec la thématique de votre spectacle, Obsession, que vous présentez à Letni Letná, en dehors de la mise en scène proprement dite ?
« Par exemple dans Obsession, le thème central, c’est la relation entre un homme et une femme. On examine toutes les limites en allant dans les extrêmes. On parle donc de l’enfermement, de comment on peut se laisser enfermer par l’autre, ou au contraire le dominer, ou être dominé. Par exemple, on a eu une idée de scénographie qui a été de faire un mur de cordelettes. On utilise 6 km de cordes. Et on fait des acrobaties sur ce mur. Donc on décale l’acrobatie, dans le sens où on n’utilise pas des agrès classiques comme le trapèze ou les tissus, comme c’est l’habitude, mais on utilise un objet scénographique et visuel qui a priori n’évoque pas le cirque ou l’acrobatie. Nous on l’utilise comme un agrès, où on peut se suspendre et faire des acrobaties. »
En dehors de ce spectacle, quelles sont vos activités ? Vous tournez en Europe ? Vous restez plutôt en RT ?
« Ca dépend, il y a des moments plus creux, comme l’hiver. Là on s’entraîne pratiquement tous les jours. En tout cas au moins 5 jours sur 7. Il faut que le corps tienne et puis suive. Et puis parce qu’on adore ça ! Sinon les moments de création des spectacles, c’est l’immersion totale pendant les deux-trois mois où on répète un spectacle. Puis après on fait tourner les spectacles : on les joue en RT, en Allemagne, en Italie, Belgique, Croatie, Pologne... En France un peu, mais moins. C’est vrai que j’aimerais bien plus tourner là -bas, mais bon... Sinon on a un autres spectacle, La ballade, qu’on va aller jouer en France en octobre. »
Retrouvez l’intégralité de cette interview dans la rubrique culture de ce week-end.
(radio-Prague)
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